Présentation

Samedi 30 mai 2009

Le taux de suicide augmente au Maroc. Je ne parle pas ici des chiffres des accidents routiers que nos chaînes diffusent dans leur journal télévisé afin de légitimer les mesures qui vont être appliquées prochainement. Il s’agit là du suicide en tant que « acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. ».

Selon les cas que nous avons eu l’occasion de connaître, les suicides sont souvent liés à des contraintes familiales et existentielles. L’âge des suicidaires touche une proportion large. Elle touche aussi bien les adolescents que les quinquagénaires.

Mais au-delà de la nature de ces suicides que nous pouvons identifier en se référant à la typologie durkheimienne, comme faisant partie au suicide égoïste et au suicide anomique, ce fait social (le suicide) renferme un message plus que significatif. C’est une alerte qui sonne le glas dans notre société.

La pauvreté, la mutation rapide dans les comportements sociaux, la stagnation sociale, la perte des valeurs entre autres, font que des individus (femme ou homme) mettent fin à leur vie laissant derrière eux des enfants parfois orphelins et démunies.

                          Strictement réprimé par la religion, le suicide chez nous au Maroc signifierait que l’individu perd de plus en plus ses repères. Malheureusement, les dispositifs de protection font défauts dans la plupart des régions du Maroc. En attendant que la société repère officiellement sa maladie, les gens qui souffrent (Dieu seul sait combien ils sont nombreux) négocient avec leur foi.

Par Yassine BENHIDA - Publié dans : Société
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Jeudi 7 mai 2009

1ERE EDITION DES JOURNEES SUR LE GENRE sous le thème :

 

« QU’EST-CE QUE LE GENRE ? »

 

vendredi 8 mai 2009

salle de réunion du decanat,

faculte des lettres et des sciences humaines,

casablanca aïn chock

 

                                             matinee : 9h – 12h30 

            modération : yamina el aouani (responsable de l’equipe)

 

9h : accueil des participants

9h30 – 9h50 : Rajaa Nadifi (Equipe/Master) : Du féminisme au genre : théories et pratiques.

Cette intervention vise à montrer par quels cheminements théoriques et pratiques  la perspective genre a été mise en œuvre et dans quelle mesure le(s) féminisme(s) y ont contribué.

9h50 – 10h10 : saadia ichkhakh (Equipe/dépt. d’anglais) : Le féminisme dans le monde anglo-saxon.

Les efforts pionniers des féministes américaines et anglaises au début des années 70 ont beaucoup contribué à la libération de la femme dans le monde.  Les féministes ont dénoncé l’inégalité sexuelle, la marginalisation de la femme sur le plan politique, social, économique et linguistique. L’objectif principal de cet exposé est de mettre en relief les aspects linguistiques principaux qui sont à l’origine de la subordination et de la subjugation de la femme au niveau du discours.

10h10 – 10h30 : Aïcha barkaoui (Equipe/dépt. d’anglais) : La sémantique du genre dans la conscience collective des Marocains.
Nous essayons d'étudier le sens linguistique du genre chez les Marocains. Nous cherchons les aspects positifs ainsi que les aspects négatifs dans le parler marocain liés à la conception du genre féminin dans le but de vérifier s'il y a lieu ou pas d'une dérogation sémantique de la femme au Maroc. Afin d'établir une analyse comparative, nous allons voir comment sont conçus le féminin et le masculin dans les langues française et anglaise.

10h30 – 11h25 : Zohra mezgueldi (equipe/responsable du Master et du laboratoire) et les

                                  etudiants du master genre (2ème annee) : Synthèse sur les travaux de recherche menés par les étudiants sur le processus de « gendérisation » des ministères au Maroc.

Cette synthèse a pour objectif de saisir à travers les difficultés que rencontre l’introduction du genre dans les différents ministères, les enjeux de l’intégration du genre au Maroc comme vecteur de développement.

11h25 – 11h45 : Jamal Khalil (Master/Laboratoire) : Les attitudes genrées dans les relations hors mariage : un révélateur de relations de pouvoir.

Il s’agit d’analyser les premiers résultats d’une enquête quantitative menée à Casablanca par les étudiants du Master Genre, où il apparaît que les relations hors mariage révèlent les disparités des relations de pouvoir.

11h45 – 12h30 : Débat


 

1ERE EDITION DES JOURNEES SUR LE GENRE sous le thème :

 

« QU’EST-CE QUE LE GENRE ? »

 

vendredi 8 mai 2009

salle de réunion du decanat,

faculte des lettres et des sciences humaines,

casablanca aïn chock

 

                                   

                                                           après-midi : 15h – 17h

modération : zohra mezgueldi (responsable du master et du laboratoire)

                     

 

15h – 15h20 : rajaa berrada (equipe/master) : Le genre et les associations de femmes au Maroc : L'émergence du mouvement des femmes dans l'histoire.
Il s’agit de voir comment les femmes ont pu s'affranchir de la mainmise des partis politiques pendant la résistance et après l'indépendance, et s'organiser dans des associations autonomes. La présence du mouvement des femmes en tant que force de propositions et comment ces organisations ont pu évoluer de la contestation à la revendication et au lobbyisme face aux forces politiques en place.
15h20 – 15h40 : Nour-eddine saoudi (esg casablanca) : Genre et entreprenariat : réalité et défis.

La femme marocaine est de plus en plus présente dans le monde de l’économie, dans les entreprises. Elle ne se contente plus d’être active dans certains secteurs (enseignement, santé, professions libérales), ni à certains niveaux subalternes (ouvrière, secrétaire…). Des femmes marocaines dirigent désormais des établissements/entreprises publics et privés. Où en est l’entreprenariat féminin au Maroc ? Comment est-il perçu ? Quels sont les obstacles et défis auxquels il est confronté ?

15h40 – 16h : amale daoud (journaliste) :   L’approche genre dans les médias marocains.
Comment les médias marocains représentent-ils la femme? Si des statistiques précises n'existent pas, il est communément admis que l'image féminine véhiculée par les médias est globalement négative. La femme est rarement instruite, plutôt femme au foyer, soumise... Depuis peu, l'on commence à sensibiliser à la nécessité d'adopter l’approche genre dans les médias. Mais ces derniers ne suivent pas encore. Les élections législatives approchant, plusieurs associations féminines montent au créneau pour dénoncer l'attitude des médias face à la question féminine en général, celle de la femme en politique particulièrement. Pourquoi les dirigeants sont-ils si insensibles à la problématique féminine ? Comment corriger cet état de fait ? Comment prétendre à l'instauration d'une culture égalitaire dans les médias?
16h – 16h45 : Débat

16h45 – 17h : Synthèse de cette 1ère  edition des journees sur le genre

Par Yassine BENHIDA - Publié dans : Approche Genre
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Lundi 5 janvier 2009



                انا لله وانا اليه راجعون


وَبَشِّرْ الصَّابِرِينَ الَّذِينَ إِذَا أَصَابَتْهُمْ مُصِيبَةٌ قَالُوا إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ

Les barbares sont ceux qui croient à la barbarie

?Quel est le rôle de l'état

A qui sera le tour ?

? Où se situe la légitimité

Par Yassine BENHIDA
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Dimanche 23 novembre 2008

            Incroyable mais vrai ! Dans notre ère, il existe des gens qui sont mariés depuis une trentaine d’années à la « fatha ». Pour remédier à cette situation, l’Association Féminine de lutte contre la violence à l’égard de la femme a organisé le 22 novembre 2008 une activité de sensibilisation en faveur des personnes mariées sans contrat de mariage.

Au matin, du samedi la caravane s’est rendue au jour du souk à Sebt Gzoula. Accompagnée d’avocats, d’un juge, d’un notaire (adoul) et bien sûr d’agents associatifs ; elle a fait l’essentiel : aider les gens à connaître les procédures administratifs afin de rétablir leur situation illégale; mais Halale au nom de la religion.

A l’aide de dépliants, de questionnaires, d'affiches et de consultations entre autres ; des citoyens d’un nombre important ont pris connaissance des nouveautés qui concernent le contrat de mariage.

Notons que cette sensibilisation s’inscrit dans le cadre des travaux de la société civile pour l’émancipation et de la femme et de l’enfant: en somme pour la famille. En effet, cette procédure permettra à toute la famille de légitimer certains droits : le droit à l’enseignement pour l’enfant, l’héritage… L’important est de signaler que l’Etat a mis comme dernier délai : fin février 2009.

Selon les recensements qu’a effectués l’Association, les cas les plus fréquents seraient :

-         Les familles vivants ensemble depuis des années sans contrat ;

-         Abondons de foyer ;

-         Des enfants nos inscrits dans l’état civil.  

Entre stéréotypes, préjugés et vigilance, la bonne volonté de l’Association a pu dire le dernier mot. D’ailleurs ce travail au bénévolat n’est financé par aucun organisme. « C’est une activité organisée par l’Association afin d’aider les citoyens, et elle ne s’inscrit sous aucune étiquette.» : affirme Madame Karima Kacimi, directrice de l’Association.

La sensibilisation a réussi dans la mesure oŭ elle a touché un large public.  Reste que les citoyens sont amenés à concrétiser cette démarche, en inscrivant leur volonté dans un cadre législatif  (par un document légal) et de sensibiliser d’autres personnes.


Par Yassine BENHIDA - Publié dans : Actualité de Safi
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