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Publié le par Yassine BENHIDA

1ERE EDITION DES JOURNEES SUR LE GENRE sous le thème :

 

« QU’EST-CE QUE LE GENRE ? »

 

vendredi 8 mai 2009

salle de réunion du decanat,

faculte des lettres et des sciences humaines,

casablanca aïn chock

 

                                             matinee : 9h – 12h30 

            modération : yamina el aouani (responsable de l’equipe)

 

9h : accueil des participants

9h30 – 9h50 : Rajaa Nadifi (Equipe/Master) : Du féminisme au genre : théories et pratiques.

Cette intervention vise à montrer par quels cheminements théoriques et pratiques  la perspective genre a été mise en œuvre et dans quelle mesure le(s) féminisme(s) y ont contribué.

9h50 – 10h10 : saadia ichkhakh (Equipe/dépt. d’anglais) : Le féminisme dans le monde anglo-saxon.

Les efforts pionniers des féministes américaines et anglaises au début des années 70 ont beaucoup contribué à la libération de la femme dans le monde.  Les féministes ont dénoncé l’inégalité sexuelle, la marginalisation de la femme sur le plan politique, social, économique et linguistique. L’objectif principal de cet exposé est de mettre en relief les aspects linguistiques principaux qui sont à l’origine de la subordination et de la subjugation de la femme au niveau du discours.

10h10 – 10h30 : Aïcha barkaoui (Equipe/dépt. d’anglais) : La sémantique du genre dans la conscience collective des Marocains.
Nous essayons d'étudier le sens linguistique du genre chez les Marocains. Nous cherchons les aspects positifs ainsi que les aspects négatifs dans le parler marocain liés à la conception du genre féminin dans le but de vérifier s'il y a lieu ou pas d'une dérogation sémantique de la femme au Maroc. Afin d'établir une analyse comparative, nous allons voir comment sont conçus le féminin et le masculin dans les langues française et anglaise.

10h30 – 11h25 : Zohra mezgueldi (equipe/responsable du Master et du laboratoire) et les

                                  etudiants du master genre (2ème annee) : Synthèse sur les travaux de recherche menés par les étudiants sur le processus de « gendérisation » des ministères au Maroc.

Cette synthèse a pour objectif de saisir à travers les difficultés que rencontre l’introduction du genre dans les différents ministères, les enjeux de l’intégration du genre au Maroc comme vecteur de développement.

11h25 – 11h45 : Jamal Khalil (Master/Laboratoire) : Les attitudes genrées dans les relations hors mariage : un révélateur de relations de pouvoir.

Il s’agit d’analyser les premiers résultats d’une enquête quantitative menée à Casablanca par les étudiants du Master Genre, où il apparaît que les relations hors mariage révèlent les disparités des relations de pouvoir.

11h45 – 12h30 : Débat


 

1ERE EDITION DES JOURNEES SUR LE GENRE sous le thème :

 

« QU’EST-CE QUE LE GENRE ? »

 

vendredi 8 mai 2009

salle de réunion du decanat,

faculte des lettres et des sciences humaines,

casablanca aïn chock

 

                                   

                                                           après-midi : 15h – 17h

modération : zohra mezgueldi (responsable du master et du laboratoire)

                     

 

15h – 15h20 : rajaa berrada (equipe/master) : Le genre et les associations de femmes au Maroc : L'émergence du mouvement des femmes dans l'histoire.
Il s’agit de voir comment les femmes ont pu s'affranchir de la mainmise des partis politiques pendant la résistance et après l'indépendance, et s'organiser dans des associations autonomes. La présence du mouvement des femmes en tant que force de propositions et comment ces organisations ont pu évoluer de la contestation à la revendication et au lobbyisme face aux forces politiques en place.
15h20 – 15h40 : Nour-eddine saoudi (esg casablanca) : Genre et entreprenariat : réalité et défis.

La femme marocaine est de plus en plus présente dans le monde de l’économie, dans les entreprises. Elle ne se contente plus d’être active dans certains secteurs (enseignement, santé, professions libérales), ni à certains niveaux subalternes (ouvrière, secrétaire…). Des femmes marocaines dirigent désormais des établissements/entreprises publics et privés. Où en est l’entreprenariat féminin au Maroc ? Comment est-il perçu ? Quels sont les obstacles et défis auxquels il est confronté ?

15h40 – 16h : amale daoud (journaliste) :   L’approche genre dans les médias marocains.
Comment les médias marocains représentent-ils la femme? Si des statistiques précises n'existent pas, il est communément admis que l'image féminine véhiculée par les médias est globalement négative. La femme est rarement instruite, plutôt femme au foyer, soumise... Depuis peu, l'on commence à sensibiliser à la nécessité d'adopter l’approche genre dans les médias. Mais ces derniers ne suivent pas encore. Les élections législatives approchant, plusieurs associations féminines montent au créneau pour dénoncer l'attitude des médias face à la question féminine en général, celle de la femme en politique particulièrement. Pourquoi les dirigeants sont-ils si insensibles à la problématique féminine ? Comment corriger cet état de fait ? Comment prétendre à l'instauration d'une culture égalitaire dans les médias?
16h – 16h45 : Débat

16h45 – 17h : Synthèse de cette 1ère  edition des journees sur le genre

Publié dans Approche Genre

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Ryadi 03/11/2009 19:52



Parution du
nouveau livre


de Badia Hadj
Nasser


 


Les
Hédonistes


 


-
NOUVELLES –


 


 


Le Maroc raconté par une femme


.


Badia Hadj Nasser nous donne à réfléchir sur le duel permanent entre la tradition et la modernité.


 


Éditions de la Guette


67, rue Saint-Jacques


75005          Paris


editionsdelaguette@gmail.com_


 


 


Le livre est en vente en librairie,
sur Amazon, sur Chapitre.Com


 


Lien :


http://badrryadi.centerblog.net/


 


 


 



 


 


 


 



Ryadi 02/08/2009 16:36

 
Famille Actuelle    
 




L’écriture pour militer autrement
 
En littérature comme ailleurs, les femmes n’ont réussi que récemment à faire entendre leur(s) voix propre(s). Mais cette parole féminine constitue, à n’en pas douter, un acte militant d’engagement.
La création écrite marocaine d’expression française, née au lendemain de l’indépendance, est d’abord balbutiante et timide. La production littéraire féminine a véritablement commencé, dans les années 80, à explorer toutes les voies du romanesque. Des romans et des écrits audacieux, comme, par exemple Le voile mis à nu de Badia Hadj Nasser ou encore Au-delà de toute pudeur de Soumaya Nouamane Guessous, donnent le ton à une écriture qui secoue les carcans du passé et transcende les tabous et les interdits. «Force est de constater que la littérature féminine au Maroc, liée à la dynamique interne de la société, surgit en rupture avec les pratiques des écrivains masculins. Exclues de la parole dans la société marocaine traditionnelle, les femmes sortent de leur mutisme et on assiste réellement à un début d’expression féminine dans le champ littéraire placée sous le signe d’une conquête identitaire. Dépassant leur statut d’objet de représentation masculine, de nombreuses femmes s’imposent par leur capacité de révolte contre le silence imposé, par un jaillissement de paroles longtemps refoulées, interdites, anesthésiées, dévoilent leur être social, et pensent enfin après n’avoir été que pensées», souligne Rajaa Nadifi, professeur à la faculté de lettres Aïn Chock Casablanca. C’est ainsi que les écrits féminins «ont franchi des domaines jusque-là entourés de silence permettant à la présence de la femme écrivain, de part la vision qu’elle porte sur les problèmes sociaux, de contribuer à la promotion de sa situation».
Les écrivaines s’approprient toutes les formes d’expression
Écrire au féminin
Les années 90 marquent, dans ce sens, une véritable libération de la parole féminine. Les écrivaines s’approprient toutes les formes d’expression (autobiographies, essais, nouvelles, romans, poésies, etc.) pour changer les mentalités. «Cette génération d’écrivaines comptait parmi ses rangs des femmes qui aspiraient, par le biais de l’écriture, à la réalisation d’un Moi différent et authentique», relève Najib Redouane dans son ouvrage Écritures féminines au Maroc, continuité et évolution.
La plupart des écrivaines interrogées refusent, toutefois, d’être cataloguées dans une catégorie donnée. «Parle-t-on de littérature masculine ?», demandent-elles. «Je ne veux pas qu’on dise de moi que j’écris comme une femme…», insiste, pour sa part, Ghita El Khayat.
Les romancières, comme les femmes politiques, sont plus proches du quotidien que les hommes.
En effet, l’écriture dite féminine est associée au sentimentalisme, dans le mauvais sens du terme. C’est ce qualificatif que rejettent en bloc nos écrivaines. Les romancières, comme les femmes politiques, sont plus proches du quotidien que les hommes. «C’est dans l’infiniment petit que nous décelons l’infiniment grand, autrement dit nos problèmes de société», assurent-elles. «Parler d’écriture féminine n’est pas enfermer les femmes dans un ghetto reproduisant le ghetto social : circonscrire un objet d’études précis, c’est attirer l’attention sur un domaine d’écriture peu connu que l’on noierait à intégrer dans un ensemble plus ancien, plus peuplé et riche de sons prestigieux…», note encore Najib Redouane. Écrire, acte libérateur s’il en est, permet aussi aux écrivaines d’imposer cette égalité entre les hommes et les femmes à laquelle le champ littéraire semble encore bien réfractaire.
 «Jusqu’à une époque très récente, les femmes en littérature étaient bien entendu une création d’hommes», écrivait déjà Virginia Woolf en 1929. Aujourd’hui, les écrivaines qui ont investi le champ littéraire ont démontré, de la plus belle des manières, la force d’une écriture forte et engagée. À l’image d’une parole libérée et sans concession.




La Redaction



 



Salutations cordiales,
 
Badr Ryadi,
 
http://badrryadi.centerblog.net/