harcèlement de la publicité
Présentement, il n’est plus question de voir la télé sans être harceler. Il ne s’agit pas ici de scènes obscènes. Ici au Maroc, elle « n’existe pas ». Tout simplement, c’est la publicité. Notre nouveau colon.
La publicité a envahit notre vie. On peut constater qu’il y a partout une pression considérable de la publicité sur les consommateurs réels ou potentiels. A la télé, la plupart du temps, on voit plus de pubs, que d’émissions. Collée sur des panneaux d’affichages en pleines rues, la publicité n’a pas laissé de place. Les photos de certains portables se sont même infiltrés dans les mosquées (pour demander aux croyants de les éteindre). Les magasins, les voitures, les maisons, l’homme, les bêtes. Tout est aujourd’hui publicité. Ou, tout simplement y est exposé.
Assis, sur un canapé à la maison. L’homme s’incline à attendre la publicité qui retarde le match. La femme est angoissée à cause de cette publicité, qui vient interrompre une scène dramatique, du film mexicain. Les enfants sont très en colère, contre une certaine marque de crédit, qui rompe leurs dessins animés, assidûment.
Néanmoins, il est nulle gène pour l’homme, la femme et les enfants la publicité, quand il s’agit de choisir. Choisir pas seulement le non nécessaire, mais choisir aussi, en guise de la publicité.
Dés lors, tout devient à consommer. Bien manger, c’est le début du bonheur, dit une publicité. Manger, c’est un bonheur pour ceux qui ignorent la publicité. Il fut un temps où seul le mariage était à publier. De nos jours, tout se consomme. On se consume plus de ne pas pouvoir consommer. Une société de l’envie. Voilà notre vérité. Et voici notre tyran : la pub.
Tout le monde s’y soumet. Il n’y a que les journaux audio-visuels qui y échappent. Du moins jusqu’à présent. On peut même dire que les gens la guette et la recherche pour savoir; quel produit fait tendance. Les cerveaux sont dorénavant conditionnés, afin d’absorber la pub.
On ne saurait mieux dire. Ca serait marrant de savoir, si le président d’une entreprise regarde la publicité, en dehors de la sienne propre. Un biscuit ne doit pas le faire saliver, parce que le biscuit est sont destin.
La magie de la publicité est de permettre à tout un chacun de vivre au dessus de ses moyens. Et donc, de faire fortune en dettes.
On exagère un peu. Mais, le fait de voir par exemple : « des chariots bourrés en rien, qui est nécessaires, pour des gens économiquement modestes. Des voitures en crédit, pour de simples fonctionnaires, payées à vie … », ne pousse t-il pas à réfléchir, à poser un peu ses pieds sur terre ?
Il arrive donc que le salarié revienne les mains vide à la fin du mois. Des fins de mois qui commencent le premier. Il ne reste plus au salarié qu’à manger du pain et des olives en regardant des émissions culinaires. En couleur, c’est plus appétissant.
Heureusement, que les petites villes ne sont pas encore aussi contaminées que les grandes. En attendant, la pub renomme le prolétarien en consommateur, en le déplumant petit à petit.