Le taux de suicide est à crescendo au Maroc
Le taux de suicide augmente au Maroc. Je ne parle pas ici des chiffres des accidents routiers que nos chaînes diffusent dans leur journal télévisé afin de légitimer les mesures qui vont être appliquées prochainement. Il s’agit là du suicide en tant que « acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. ».
Selon les cas que nous avons eu l’occasion de connaître, les suicides sont souvent liés à des contraintes familiales et existentielles. L’âge des suicidaires touche une proportion large. Elle touche aussi bien les adolescents que les quinquagénaires.
Mais au-delà de la nature de ces suicides que nous pouvons identifier en se référant à la typologie durkheimienne, comme faisant partie au suicide égoïste et au suicide anomique, ce fait social (le suicide) renferme un message plus que significatif. C’est une alerte qui sonne le glas dans notre société.
La pauvreté, la mutation rapide dans les comportements sociaux, la stagnation sociale, la perte des valeurs entre autres, font que des individus (femme ou homme) mettent fin à leur vie laissant derrière eux des enfants parfois orphelins et démunies.
Strictement réprimé par la religion, le suicide chez nous au Maroc signifierait que l’individu perd de plus en plus ses repères. Malheureusement, les dispositifs de protection font défauts dans la plupart des régions du Maroc. En attendant que la société repère officiellement sa maladie, les gens qui souffrent (Dieu seul sait combien ils sont nombreux) négocient avec leur foi.