Safi en quête de centrefuge

Le vrai problème de Safi
Le vrai problème de Safi réside précisément dans le manque d’infrastructures. La ville ne manque guerre de charme certes, mais elle manque d’aéroport, d’hôtels, de grand port, de loisirs et de centre culturel pour ne citer que ce-ci. Il n’est pas question ici de critiquer pour nuire à la réputation d’une personne ou une partie, mais cet un retour curatif sur les vrais causes, qui capitonnent la ville dans la sphère de l’oubli.
On entend par là, qu’il n’existe pas une personnalité bien placée pour défendre la ville, que les projets de développement sont détournés par des gens qui vendent leurs âmes au diable. On entend par ci que les Safiot sont des gens qui aiment s’encorquiller, que sa marginalisation est la répercussion d’événements historico politique, pollution, ville d’ouvrier…
La réalité répond que derrière tous ces jugements de valeurs existent certes une vérité. Néanmoins, aujourd’hui la ville connaît du changement (une université, des supermarchés, une modernisation, une volonté et une conscience de la situation). Elle est plus que jamais prête à jouer un rôle primordial dans le développement du Sud du Maroc. D’une part, il existe maintenant des cadres dont la fonction est hautement pesante dans les décisions de l’état, voir même dans le grand lobby du pays. D’autre part les lois sont plus strictes et plus vigilantes sur les détournements aussi bien pour les projets que pour l’argent. Aussi, y assiste - t’- on à une nouvelle élite désireuse de changement, d’une nouvelle ère oừ la ceinture de l’ogresse qui encercle Safi sera détachée.
Il est très valorisant de vanter l’histoire, la mer, les poissons, la poterie, le folklore, les plages… de Safi mais, il est plus qu’ efficient de bâtir un substrat aussi attirant que ces sources, de manière à revaloriser la ville. Dans un monde oừ l’investissement et le développement est de calcul pure.