Oh ! Les administrateurs

Publié le par Yassine Benhida

Ici au Maroc comme « ailleurs », la tâche d’administrateur est vraiment délicate. Surtout, dans notre ère. D’une part, il y a trop de responsabilité dans notre monde, et le citoyen est plus déterminé que jamais. De l’autre, il y a trop de démocratie, de la transparence, de la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité.

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           Il n’est pas facile d’être administrateur, il est vrai. Seul lui est en mesure de prendre une décision. Ce poste exige beaucoup de qualités. Il faut faire montre d’une grande souplesse d’échine, de beaucoup d’obséquiosité, et d’une totale absence d’idées personnelles; de manière à garder ses neurones en toute disponibilité, pour accueillir celles du chef.

           Il faut surtout se garder comme de la peste de toute forme d’initiative. Faire l’esclave, suivre à la lettre leurs sacro-saints principes.

A franchement parler, il n’y a pas trop lieu de se plaindre de notre situation. La vie est belle, tout est en rose. Les dirigeants guettent l’opportunité de se faire valoir. Rien ne leur échappe. Il suffit d’un coup de téléphone, le problème est résolut.

Pour arriver à ce poste il faut tout d’abord, passer par un scanner qui détecte non pas les mensonges, mais la disposition de l’être à avaler sa langue, et ça peut durer des années. Et puis, une fois recruté, il faut passer par le moule. Ce dernier consiste à être comme l’eau, fluide. Sans odeur ni couleur. Prendre la forme de l’ustensile qui vous héberge, ou plutôt, qui garantie votre situation- éphémère et légère-. C’est pour vous dire Monsieur, qu’ici il n’y a pas de place, pour ceux qui ont un seul visage.

Avec les subalternes, la texture du visage est toujours opaque à toute forme de cordialité. Au contraire avec les supérieurs, la métamorphose en un chien est toujours de mise. Mais entre nous, ce n’est pas la faute, de ceux qui flattent, mais c’est la faute à ceux qui veulent être flattés. Intelligence sociale, ou hypocrisie social, personne n’en fait exempt. C’est pour vous dire encore, Ne prenez jamais un administrateur au sérieux. Car, il souffre et il est plus fragile que vous.

Quant à moi, je reste convainc que l’administration au Maroc se rendra à nos raisons. Dans un temps à venir…

Publié dans Société

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Soraya 05/02/2007 14:04

Slt
We all soffer from boss.