Marocains immigrés en France : anthologie

Publié le par Yassine Benhida

Les chercheurs s’accordent à dire qu’il existe trois générations. Une première que nous appellerons : les grands parents. Une deuxième qui représente les parents et une troisième qui représente les enfants. Chaque catégorie se caractérise par un ensemble de comportements culturels.

·La première génération touche majoritairement la classe des paysans. Leurs intégrations se faisaient à travers les communautés des banslieux. La plupart d’entre eux gardent un lien solide avec le pays d’origine. Ils gardent aussi leur culture d’origine. Au niveau professionnel, ils sont peu qualifiés, mais ils ont des liens solides avec la culture d'origine (ils jeûnent, ils vont à la mosquée, ils respectent les fêtes selon les coutumes…). Les femmes amazighes sont considérées comme les pratiquantes les plus conservatrices de l’Islam. Cette génération a toujours ce rêve de retourner un jour pour vivre au Maroc ; car elle a subi la ségrégation tant sociale (étiquetage, stigmate, seuil de tolérance…) que spatiale (quartiers d’habitations, …).

·La deuxième  génération touche actuellement une large catégorie sociale. Tous œuvrent pour intégrer leur milieu, bien qu’ils soient à l’encontre de leurs valeurs. La religiosité est un peu relâchée, toutefois ; les interdits culturels sont respectés (le vin, le porc…). De part leurs instructions, ils sont plus sensibles à la discrimination. Sous l’effet des conflits de générations et de cultures et de conflits de lois qui se sont intensifiés avec le développement des mariages mixtes et des naturalisations, cette génération s'est confrontée à une complexification des problèmes familiaux. La communauté marocaine, même celle naturalisée demeure confrontée à des discriminations de droits culturels (le droit à la différence), la référence identitaire demeure très vivace chez cette communauté qui s’attache à sa personnalité culturelle propre, la culture arabo-berbéro-musulmane. D’autre part, cette génération pourrait être considérée comme la plus dynamique. Certains, chercheurs comme Ahmed Gayet parlent de saga. Ceci se cristallise à travers leur intégration dans : le travail associatif, les parties politique, syndicat, exploits sportifs… Ils gardent un amour pour le Maroc (vacances), mais ils préfèrent vivre en France pour des raisons d’assimilations.

·Enfin, pour la troisième génération, elle constitue la catégorie qui souffre de problèmes d’identité et de culture. Certains affirment qu’ils sont des Français ; car ils sont nés en France. En conséquence, ils rejettent tout rapport avec la culture de leurs grands parents. En contre partie, sur le plan politique, il existe une animosité vis-à-vis de cette génération. Le phénomène se manifeste dans le renforcement des partis de l’extrême droite et des courants extrémistes dans un certain nombre de pays européens (Front National en France). Ces jeunes sont tiraillés entre la culture d’origine (que certains nient) et l’exclusion qu’ils subissent à cause de leur filiation (marocaine). Cette double référence culturelle, et ce qu’elle engendre (discrimination, exclusion…), s’ajoutent aux difficultés qui sont liées à la phase de l’adolescence ; ce qui pourrait créer des troubles psychiques dans la formation de leurs identités. Ces problèmes poussent certains d’entre eux vers la délinquance. Cependant, d’autres traduisent leur situation défavorable à travers la culture beurs. Tout bien considéré, ils gardent un amour pour la communauté (Ramadan) et le plaisir des vacances au Maroc ; ou ailleurs.

Les problèmes des immigrés marocains qui se rapportent à la culture sont dus prioritairement à la religion : l’Islam. Les disparités culturelles sont à l’origine des difficultés d’insertion. La solution existe dans l’éducation interculturelle et non pas dans l’exclusion.

Publié dans Société

Commenter cet article

Lalla Menana 30/11/2008 15:20

Dommage que le texte soit coupé... mais très intéressant !

Yassine 16/10/2008 00:47

Merci pr ton msg MohamedCe que vous avez dit existe mais il ne constitue, heureusement, qu'une minorité

mohamed 14/10/2008 19:47

c'est une analyse au buldozer, non?je connais un certain nombre d'immigrés de première génération( venu à trente ans dans les années soixante!) qui ne crachaient pas sur l'alcool et ne faisaient la ramadan... il est vrai qu'à présent ils y retournent à la religion.Que dire des gamins de 6, 7 ou 8 ans (dont je suis!)arrivé en France au milieu des années 70 et qui se sont "intégrés" professionnellement et ne retournet au Maroc que tous les 5, 6 ou 7 ans et qui sont athés?Et enfin il existe une génération, qui est celle né de couples mixtes et selon les influences revendiquent un héritage ou l'autre.les faits humains ne sont pas monolithiques!

Yassine 23/09/2008 19:23

Merci Chakir et bonne chance pour l'examen.merci Zahya.

zahya 23/09/2008 01:56

merci de ta visite sur mon blog et toi aussi ton blog et trée jolie et gentie